23 octobre 2012

Bienvenue aux Maldives

Hey, mais vous êtes curieux ! Merci de continuer à nous lire.

Revenons-en donc à nos moutons … ou plutôt à notre périple. Dans l’article précédent, nous vous avions laissé à l’aéroport d’Abu Dhabi et à ses boutiques de luxe. Bien entendu, nous avons eu notre avion. Nous avions du prendre un bus pour embarquer depuis le tarmac chaud bouillant de cette ville en plein désert. L’essence ne coutant pas cher dans ce pays, nous avons vu plusieurs bus partir pratiquement à vide avec à bord deux passagers seulement. Arrivé dans l’avion (plus petit que le précédent mais aussi avec beaucoup de places libres) de la même compagnie, nous retrouvons le même standing (sans la couverture et le kit de voyage). Pendant 4 ou 5 heures (à force, on ne compte plus), nous avons regardé un film que chacun à choisi (entre-coupé de siestes) et bien-sûr nous avons mangé. Les repas à bord d’Ethiad sont quand même copieux et la Vache Qui Rit est devenue une Happy Cow.

A un moment donné, on est arrivé en plein océan et on a commencé à voir une île. On s’est dit : Ah enfin, on est arrivé. Bon, une fois qu’on avait l’île dans le rétro, on s’est dit C’est la prochaine. En bref on a fait ça pendant un bon ¾ d’heure. On avait même l’impression que les pilotes non plus ne savaient pas où était Malé. On a laissé tomber et on s’est laissé porté par l’avion qui planait à travers les tumultes de nuages. J’aurais bien aimé monter sur les nuages.



Ah, enfin, on entend l’avion sortir son train d’atterrissage, on ne devrait plus être très loin. Passé un dernier gros nuage épais, nous voyons devant nous (oui, oui, on avait accès à la caméra grâce aux tablettes sur nos sièges) un banc de sable avec le tarmac hyper court.

Bon comment faire atterir un avion sur une si courte piste ? Facile pour le pilote ! Un bon coup de frein et nous voilà arrivés. Grâce à la fameuse caméra, on a tout vécu en live ! On a même vu le mec avec ses loupiotes pour arrêter l’avion.

Bon l’avion c’est fini. Ouf, passage des frontières un peu long, récupération des bagages et hop on cherche notre tour operator Thomas Cook/Jet Tours. Il est où le monsieur décrit par l’agence ? On demande à un autre tour operator. Ouf, on l’a trouvé. C’est un français qui nous accueille. Il nous explique un peu comment ça marche et il nous dirige vers la compagnie Maldivian Air Taxi. Oui oui Air Taxi. Evidement, il faut bien un moyen pour relier chaque îles entre elle. Il faut bien un moyen pour que les habitants aillent facilement à Malé ou sur leur lieux de travail ou même voir de la famille.

Nous enregistrons nos bagages pour l’hydravion (hihi) comme on l’aurait fait pour un avion grande ligne. Puis on nous emmène dans un minibus (climatisé, s’il vous plaît !) afin d’attendre d’autres personnes pour ne pas le faire rouler à vide (bien que le moteur tourne déjà depuis 20 minutes. C’est ce genre de vieux minibus qui tremble quand le moteur est allumé. Nous avons la plupart des passagers. Rendez-vous de l’autre côté de l’île pour prendre l’hydravion.

Notre engin nous attend quai A. Nos bagages sont déjà à bord tandis que nous attendons sur un ponton en bois posé sur des tonneaux flottants. Ça n’inspire pas confiance d’autant plus que nous devons déposer en route des touristes à Medoofushi (une autre île hôtel de l’atoll de Meemu). Nous voilà donc parti pour une bonne heure d’hydravion. Comme avec un vrai avion (grande ligne j’entends) on passe à travers des nuages plus ou moins sympa. D’île en île que nous voyons à travers les petits hublots, on ne se fait la même réflexion que dans l’avion Ethiad : Ah c’est cette île, ah non c’est celle-là … Au bout de trois quart heure, on dépose des touristes à la première île pour en prendre de nouveaux qui irons à Malé pour retourner à leur vie normale. Un décollage et un atterrissage 15 minutes plus tard et nous voilà au Filitheyo International Airport.

Comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessus, l’aéroport international consiste en une … planche posée sur la mer. Ça tangue mais c’est juste génial pour débuter nos vacances. Au loin, un vieux bateau qui tangue tout autant se dirige vers nous. Les bagages sont chargés au bord du dhoni, bateau typique maldivien, et nous montons à bord. A l’horizon, nous voyons une île à la végétation luxuriante et un peu plus tard, nous voyons au loin les watervillas, bungalows sur pilotis posés sur la mer.

Nous voilà engagés dans la Main Jetty, c’est par cette entrée que tous les bateaux entrent et sortent de l’île. Ils ont dû l’aménager pour pouvoir y passer leurs bateaux à cale basse. Nous arrivons près d’un ponton où on nous fait signe de descendre. Nous sommes sous une sorte de kiosque (qui est le point de rendez-vous de toutes les excursions, mais bon … nous le saurons que plus tard). La nuit commence déjà légèrement à tomber tandis que nous nous engageons sur le ponton éclairé qui traverse l’eau cristaline. Au bout, la réception où des hommes vêtus de tuniques blanche et de jupes rouge et orange (habits typiques maldivien) nous accueillent. Et hop, une petite serviette chaude parfumée et un cocktail à la pastèque, nous remplissons nos feuilles d’admission pendant qu’un réceptionniste nous explique le fonctionnement de l’île et répond à nos questions.

Direction maintenant la chambre où nous découvrirons plus tard que son numéro à une sacrée importance : 107. Situé sur le côté de l’île avec les plus beaux récifs à moins de 50 mètres de la plage. Notre petit bungalow est composé d’une terrasse profonde. En ouvrant la porte nous découvrons une chambre climatisée avec un grand lit à baldaquin avec une moustiquaire (et oui, ça tue le romantisme :D), une méridienne, un bureau, un fauteuil et une télévision.

A l’arrière, il y a la salle de bain … une grande salle de bain ouverte sur l’extérieur. Je vous laisse donc imaginer la différence de température entre l’intérieur de la chambre et la salle de bain. Trop pressé de découvrir l’île alors qu’il fait déjà noir, nous nous sommes vite fait installés et nous avons filé au sunset bar où, comme son nom l’indique, nous pourrons admirer les couchers de soleil. Ensuite, marchant dans la nuit où nous voyons que les cailloux blancs bougent, nous nous avons été prendre un verre bien mérité au main bar. A partir de 19h30, le restaurant ouvre et nous faisons connaissance avec le serveur que nous aurons tout le séjour.

Le restaurant est en fait un buffet où plein de saveurs et d’odeurs sont mélangés mais nous vous en parlerons plus tard en détail. Un petit thé au main bar en participant à une course de crabe (mon crabe a perdu) et hop au lit après une longue journée de voyage.

Donc pour faire le compte, on a pris, un RER, un TGV, deux avions, un bus, un minibus, un hydravion, un bateau et nos pieds pour venir jusque ici ☺. Tout simplement génial mais un peu long.

PS : si un jour vous voyez dans votre assiette un crabe avec un 07 écrit sur le dos, c’est qu’il aura été malchanceux toute sa vie …

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