Canada, on est là

Jour 1. Heure locale 4h30

Première journée éreintante. Nous avons failli faire le tour complet du cadrant.

Tout à commencé lorsque nous nous sommes levé à 5h00 (heure de France) pour nous préparer et aller à l’aéroport. Les bagages prêts, nous sommes partis de chez nous pour prendre le rer de 7h30.

Bon, comme vous vous en êtes rendu compte et nous connaissant un peu, on s’est levés vachement tôt pour finalement partir à une heure à laquelle j’ai l’habitude de partir. Problème de cadenas de dernière minute.

Nous voilà donc dans un RER bondé avec nos deux valises, le sac de randonnée et nos bagages à main. Autant dire qu’on en a bavé avec tous les gens dans le train. Bref, pour une fois que c’était nous les touristes…

Vers 8h30 et après avoir changé de RER à châtelet, nous voilà à l’aéroport. Nous enregistrons rapidement nos bagages et nous passons les contrôles securité. Tout est plié tellement vite que nous voilà à attendre près de deux heures dans l’aérogare. Un petit dej, un coup de fil aux parents et quelques démo sur Playstation plus tard, voilà qu’on appelle les rangées 10 à 47 à se présenter aux portes d’embarquement (nous sommes la 16)

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Comme à notre habitude, nous prenons un bus qui nous emmène vers notre avion. Oh, qu’il est grand cet avion mais ce n’est rien a coté du monstre de la Singapour Airlines, un A 380 je pense.

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Nous voilà donc à bord de l’avion où le placement de dernière minute nous met certes l’un a coté de l’autre mais pas près d’un hublot. C’est pour cette raison que vous n’aurez pas beaucoup de photo en vol. Le vol en question s’est plutôt bien passé. On a encore eu trop à manger et à boire, un bébé était assise de l’autre côté de l’allée avec ses parents mais par chance ce n’était pas le genre de bébé qui pleure pour un rien. À l’atterrissage, Nico a encore cru qu’il allait perdre ses oreilles mais ça c’est bien passé pour la suite.

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Après avoir debarqué, nous devons passer la douane. Une femme avec tenue complète dont gilet pare-balles nous demande notre carte de déclaration que nous avons rempli à bord.

-* avez-vous des denrées alimentaires dans vos bagages ? Viande, produits laitiers …, demanda t elle

-* euh non rien de tout ça, disons nous avec un grand sourire

Comment ça, vous sentez un truc louche ? Bon, vous avez partiellement raison de « sentir » ça. Nous avons effectivement transporté des clandestins puants dans nos bagages : ils se nomment Don Reblochon et El Comté. Mais bon, nous sommes tout de même en règle.

Nous récupèrerons nos bagages au carrousel 8 et nous voilà sortis de l’aéroport. Bon j’avoue que j’ai flippé quand un agent des douanes et passé avec son toutou renifleur et que nous sommes repassé, comme tous le monde, devant une autre agent pour redonner nos cartes de déclaration.

Gagné ! Nous voilà à l’extérieur. On va chercher notre sous-compacte, voiture qui nous accompagnera pendant nos 13 jours. Une demie-heure plus tard, nous voilà au bord d’une intermédiaire orange avec comme nom de code Caliber.

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Ah ! notre « petite » Dodge. Je sais ce que vous vous dites, où est passé la sous-compacte. En fait, par un tour de passe-passe, la guichetière nous a dit qu’une telle voiture (modèle Fiat 500) ne pourrait pas monter en montagne et que nos bagages ne rentreraient pas dedans. Mouais, on y croît moyen quand même. Mais, je ne sais pourquoi, la Caliber est là. Ne demandez pas d’explication, ça vaudrait mieux

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Nous voilà donc dans Caliber à vouloir aller dans Montréal pour chercher des chaussures de neige. Bon ben en somme, dans le style de vie, c’est les USA en froid … La ville de Montréal rassemble à une ville américaine. Nous nous garons au sous sol de l’immeuble de The Gazette et nous nous rendons dans un Centre infotoursite. La dame au comptoir nous demande ce que nous allons faire pendant notre séjour et elle nous donne des tonnes et de tonnes d’infos. On a un peu mal au crâne. On a peut-être pas retenu grand-chose. En sortant, nous allons à Sports Export et après divers essayages, j’ai trouvé ma paire de chaussures à neige (personne ne comprends quand je demande des après-ski). Une bonne chose de faite. On achète une bouteille d’eau au Dollarama du Montréal Trust et en route pour les Laurentides.

La sortie de Montréal est un peu laborieuse. Après tout, c’était comme sortir de Paris à 17h00. Nico au volant de la Dodge me passe le volant alors qu’il reste plus de 80km à faire. La prise en main est facile (en meme temps c’est une boîte auto) et le ciel gris sans pluie se transforme en ciel gris avec une pluie battante (peut être même des mini grêlons) avec un brouillard tellement épais qu’une maman n’y retrouverait pas son petit. C’est bien ma chance.

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Nous nous arrêtons à près de 10km de notre destination. À Saint Faustin Lac Carré nous faisons quelques courses pour le petit dej et nous repartons vers le Lac Supérieur. Au numéro 1964 de la rue du chemin du lac Supérieur où il y a une maison tout les 5km, voilà notre lieu de résidence pour trois nuits : le Vent du Nord.

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Nous descendons de la voiture sous une pluie battante et sonnons à la porte. Une petite dame d’une cinquantaine d’année viens nous ouvrir. C’est Géraldine, celle qui tient les differents logements, qui nous ouvre. Elle est très accueillante et nous explique (et nous donnant de la doc) tout ce qu’il y a à faire dans le coin. Jean arrive pour nous montrer le condo (appart) mais tient absolument à nous montrer le fonctionnement du Spa (jacuzzi)

Nous descendons un peu dans la forêt et une couche de glace recouvre le sol. Avec nos chaussures à semelles lisses, on manque plusieurs fois de tomber. Nous entrons dans l’appart qui n’est pas celui que l’on avait booké mais est vachement plus grand. Jean nous explique comment démarrer un feu de cheminée et aussi le fonctionnement de l’appart. Il nous laisse et nous déchargeons les bagages. Avec la glace par terre ce n’est pas très facile. Nous chaussons nos super godasses.

Bon il faudrait manger un morceau avant de dormir tout de même, nous suivons les instructions de Gégé et nous voilà sur les route des campagnes dans une nuit noire et obscure.

-* soyez vigilent, il y a des rênes qui traversent la nuit, nous dit Géraldine

Bon, après avoir tourné près d’une demie heure sur des routes où nous avons dû croiser en tout et pour tout une dizaine de voiture, nous trouvons le village de Mont-tremblant. Nous nous garons et montons dans le petit et coquet centre-ville. Il y a plein de jeunes qui font la fête. Nous nous arrêtons dans un bar qui fait sa propre bière : La Diable. Nous commandons vite un plat car il est presque 22h00 et les cuisines vont fermer. Pour Nico ce sera un sandwich à la viande fumé (typique) et pour moi une salade en assiette qui, au final, est un pot de chambre.

La fatigue de la journée se fait ressentir. L’air de dehors est froid. Je tremble de froid. Nous rentrons à l’appart. Pas de rênes sur la route. Le lit de 1m de haut nous tends les bras. Il est 23h30, je pense. À 23h35, je crois que l’on était endormis.

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Il est présentement 4h00 lorsque je me réveille étouffant de chaleur. Nico ronfle à côté de moi. J’ecris cet article Je n’arrive plus à dormir mais il le faut, une longue journée nous attends…J’entends un oiseau faire des petits cris à l’exterieur.\r\nJe rends ma plume à 6h38 heure locale à plus 😉

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