Dans l’est

Le réveil est dur ce matin et les stigmates de la rando de la veille se réveillent. Du coup, on se prévoit une petite journée tranquille : la visite de l’est de l’île. Nous faisons route vers Saint Phillipe et nous nous arrêtons dans un premier temps à Cap Méchant (Grrrrr !!!). C’est un cap où la houle se déchaîne sur les côtes déchiquetées du Sud Sauvage. Sur le bord de la falaise où nous pouvons marcher, une petite herbe appelée « pique-fesse » recouvre le basalte comme une moquette, il y a aussi de nombreux vacoas et des pieds de manioc marron.






Ensuite, nous avons continué notre route vers Saint-Phillippe et plus loins les coulées de lave où la route avait été submergée et où la végétation luxuriante côtoie le paysage désertique de roche volcanique.



Il est bientôt midi et nous cherchons un endroit pour déjeuner. Notre but : trouver un de ces nombreux petits kiosques à picnic créoles pour prendre un « Ti Carri » dans la nature. Tout à coup, sur la route, un panneau me rappelle quelque chose : l’ »Anse des Cascade » (peu avant Sainte Rose). Nous tournons in extremis et nous tombons sur un petit paradis verdoyant entre volcan et mer et où l’eau des montagnes sort sous forme de cascade : magique ! Dommage que l’on avait pas notre ’Ti Carri’ avec nous.



En continuant notre route, nous avons fait un arrêt à Notre-Dames des Laves puis nous avons trouvé notre repas et nous nous sommes arrêtés à Sainte Rose pour manger dans un petit point de vue avec kiosque appelé Cayenne. La roche volcanique borde la falaise, notre petit tapis de mousse est là par-terre, les oiseaux (moineaux et cardinaux) et les lézards se chamaillent.


Saurez-vous trouver sur cette photo où se situe le cardinal ?

Après une petite sieste à l’ombre, nous reprenons notre route vers Bras-Panon où nous visitons la coopérative de vanille. Une passionnée marieuse nous explique comment on « fabrique » la vanille. Effectivement, à la Réunion, l’orchidée est fécondée à la main étant donné qu’aucun insecte le fait. Merci à l’escalve Edmond Albius. La vanille fera l’objet d’un article à part à la fin de notre séjour. Pour le moment voici quelques photos.


Puis, pour continuer dans les visites, nous profitons d’être dans le coin pour aller visiter la sucrerie de bois rouge combinée avec la distillerie de Savanna. Comme la visite précédente, cela fera l’objet d’un article à part tellement le travail de la canne à sucre est important et étonnant. Pour résumer, la visite de la sucrerie est impressionnante, autant pour ce qu’on en voit que ce qu’on en sent, des centaines d’odeurs différentes viennent se mêler à la chaleur des machines.

Vue d’ensemble de l’usine qui ne fonctionne que de juin à décembre, 24h sur 24, 7j sur 7

Cachalot (camion transportant la canne) déversant sa cargaison afin qu’elle soit traitée

Extrait de la centrifugeuse en quasi fin de chaîne (avant cristallisation pour faire le sucre) :

La distillerie, qui auparavant était à l’ouest, s’est implanté à côté de la sucrerie pour plusieurs raison et en particulier pour avoir la mélasse et le sirop de canne à sucre pour fabriquer le … rhum !!! Et bien sur, la visite est suivie d’une dégustation !

Cuves de fermentation du rhum :

Nous terminons notre soirée chez Eva Annibal, une charmante petite créole très accueillante qui tiens une table d’hôte qui vaut largement le détour. On nous en avait parlé, on a donc pas hésiter une seconde. Le menu est unique et copieux. La salle (de grandes tables façon cantine) est conviviale.

  • Gratin de légume : aujourd’hui une gratin de citrouille péi. Un délice pour les papilles. Et hop’, une recette en plus à faire à la maison
  • Carri de poisson : ici de l’espadon. Excellent
  • Le fameux canard à la vanille. Une tuerie. C’était excellent. Je ne sais pas si je vais vouloir remanger un canard normal maintenant 🙂
  • Le tout servi avec du riz, des grains (haricots rouge) et un rougail « zévis » (petits fruits vert qui sera détaillé dans un prochain article) très pimenté.
  • En dessert, une panoplie de glace, sorbet, parfait et formage au choix. Nous avons opté pour les parfaits passion et coco avec crème pâtissière à la vanille.
  • Sans oublié tout le long du repas un choix parmi une quinzaine de punch et rhum arrangé. A consommer avec modération évidement.


En rentrant, la route est longue même si nous avons pris la voie rapide de Bras-Panon à Saint Leu. En sortant à Saint Leu pour rejoindre Piton Saint Leu, un contrôle de la gendarmerie arrive à point nommé. Heureusement que je n’ai pas gouté à tous les rhums de la distillerie et de Mme Annibal.

La petite journée de repos s’est vite transformée en conquête de l’Est !

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