09 juin 2019

On a vu des fjords !

Kia ora les kiwis !

Encore une journée totalement différentes des autres ! Nouveau jour, nouveau paysage ! Nouvelle première fois. Aujourd’hui, le fjord !

Un fjord ? C’est quoi ?

Originairement connu en Norvège, on ne savais même pas qu’il y en avais en Nouvelle-Zélande ! Du coup, on s’est vraiment demandé ce que c’est et surtout comment ça s’est formé.

A la base, il y avait un glacier qui descends jusque dans la mer, très profond (ici c’était il y a 20 000 ans quand même). Et vu que les glaciers ça avance – et que ça fond -, ça creusé la montagne ce qui fait une sorte de cuvette où la mer, dont le niveau a monté, s’est installée. C’est pour cette raison que les fjords sont si pentus.

Long de 16 km, Le Milford Sound fait 330 mètres de profondeur (en moyenne) avec une largeur qui peut aller jusque 3km. Il est protégé de le houle par une entrée étroite. La couleur de l’eau est encore une fois surnaturelle. C’est dû à l’énorme quantité de pluie (d’eau douce donc) qu’il y tombe chaque année soit plus de 6000mm (6 mètres – 182 jours de pluie par an en moyenne !). Son pic le plus célèbre est le Mitre Peak qui culmine à 1692 mètres.

Notre balade

Comme d’habitude, on y apprend des tas de choses. Comme le fait que dans ce fjord, ce n’est pas les avalanches de neige que l’on craint mais celle d’arbre.

Comme je vous l’ai dit les pentes sont raides dans le fjord. Balayées par le vent, la pluie et l’humidité permanente, le lichen se forme en couche épaisse et forme une « terre » fertile. Dans celle-ci, les fougères vont s’installer, ce qui va solidifier le sol. Les arbres vont donc pousser jusqu’à former une forêt.

Le problème c’est que, vu qu’il se soutiennent tous comme une grande famille, s’il y en a un qui lâche, tout le monde lâche. Prions pour ne pas être en dessous !

Nous avons donc fait une boucle dans le Milford Sound dont voici le points forts.

Lady Bowen Falls

Cette cascade et la plus haute du Milford Sound. 161 mètres, ce n’est pas rien. C’est aussi, avec les chutes Stirling, une cascade permanente : elle coulera toute l’année.

Stirling Falls

Celle-ci commence sa descente à 155 mètres de haut. Elle fait honneur au premier explorateur de la région : le capitaine… Stirling (c’est bien, vous suivez !) et va se déverser toute l’année.

La cascade féérique

C’est vrai qu’elle est féerique mais également glacée ! On a pu tester l’eau de deux manière : sous forme de douche et en en buvant un verre. Après avoir harnaché des verres sur la proue du bateau, notre capitaine s’est approché de la cascade pour les remplir… et nous faire prendre un douche en même temps. Par 2°C, c’était frais mais l’eau était excellente !

Quelques jours sans pluie suffisent pour que son flux s’arrête.

Mitre Peak

C’est une des plus hautes montagne du monde à s’élever directement du fond de l’océan (1692 au dessus du niveau de la mer). Elle a été nommée ainsi car son pic ressemble à un mitre d’un évêque (son couvre-chef).

Seal rock

Les jeunes otaries à fourrures de Nouvelle-Zélande squattent souvent les abords du fjord dès qu’elles trouvent de gros massifs rocheux. Elle s’y font bronzer la pilule en faisant la sieste comme seule une otarie sait le faire.

Harrison cove

C’était le seule mouillage naturel du fjord où les chasseurs de baleine et d’otarie « faisent » leur affaire. Aujourd’hui se trouve le centre de découverte du Milford.

Il s’agit d’un observatoire sous-marin où l’on peut observer la faune et la flore si spéciale au fjord.

Souvenez-vous quand je vous parlais de la couleur de l’eau. Comme pour le vin, on va aussi parler des tanins (dépôts de végétaux qui tapissent les pentes des montagnes). Ces tanins vont empêcher la lumière de passer dans l’eau (et donc d’entrer en profondeur). Du coup, les organismes vivants normalement présent à très grande profondeur se développent à entre 8 et 10 mètres de la surface.

Parmi ces organismes vivant, on y trouve le corail noir, qui es en fait blanc. Il ressemble à un arbre mais c’est en fait des milliards de polypes (comme des anémones de mer) qui recouvrent un squelette noir qu’ils partagent. Ces petites bêtes passent leur temps à manger (ça me fait penser à quelqu’un) !

On y voit aussi des étoiles de mer, des éponges, des oursins ou encore des concombre mais ce qu’il y a beaucoup, ce sont ces petits poissons jaunes avec d’énormes yeux ! Ils se font courser par paketi (spotty), ces poissons avec un point sur le dos ou encore par des triplefin’, poisson à trois nageoires qui se pose comme un tireur d’élite mais qui ressemble à une mouche à voler et à se poser au même endroit.

S’y rendre…

On a eu peur de prendre cette route. Parce que oui, il y a une seule et unique route pour aller à Milford Sound : la SH94.

On est partis très tôt pour pouvoir être à l’heure à l’embarcadère. A 6h30 du matin, dans le sud du sud de la Nouvelle-Zélande, la voiture est givrée. Une casserole d’eau tiède, on a pris la route en « serrant un peu les fesses ». On nous avaient dit « prévoyez les chaînes », « la route est dure »…

Ben en fait, pas plus dure que les autres et un petit passage à la station essence du coin nous confirme que la route est bonne et que l’on aura pas besoin de chaînes.

Ce qui est dur sur cette route, et ce que l’on voit pas trop au début étant dans le noir, c’est que les paysages sont magnifiques et qu’il faut vraiment se concentrer sur la route pour ne pas finir trop vite en bas. Au début de la route (en partant de Te Anau), on passe dans une forêt de pins qui a servi à Peter Jackson (encore lui) pour faire la forêt des Ents dans le Seigneur des Anneaux.

Le jour se lève aux trois-quart de la route et les paysages sont juste ouffissimes ! L’intérêt d’avoir pris la croisière tôt, c’est qu’au retour, on pourra prendre notre temps pour admirer la route !

The chasm

La rivière Cleddau passe à cet endroit depuis des siècles. L’eau a creusé la roche pour créer un gouffre et une cascade. La roche est trouée comme un gruyère.

Lors de notre arrêt, nous avons eu l’immense chance de croiser un kea, perroquet des montagnes endémique de l’île du Sud en Nouvelle-Zélande. Sa spécialité ? Manger et en plus de ça, il est malin. Il sait ouvrir les fermetures éclair et raffoles des caoutchouc sur les voitures. Quand ils veulent commettre un larcin, ils travaillent en paire : un pour vous divertir, un pour vous faire les poches. Pas bête la bête !

Homer tunnel

Non, je vous vois venir, ce n’est pas Homer Simpson ! A une altitude de 945 mètres et faisant 1.2 km de long, le tunnel routier non revêtu permet l’accès à Milford Sound par une roche escarpée avec un dénivelé d’environ 100 mètres. A l’intérieur, on a l’impression qui a été creusé à la petite cuillère (ce qui est le cas si la petite cuillère est un bâton de dynamite).

Monkey creek

Ce petit arrêt proche d’un ruisseau permet d’avoir une superbe vue sur la vallée de Hollyford.

Hidden falls

Ces cascades portent bien leur nom, elles sont planqués au détour d’une route. On a bien fait de s’arrêter, elles étaient magnifiques.

Cascade creek

Située proche du lac Gunn, cette balade de 45 minutes nous emmène dans une forêt de hêtre rouge (ou tawhairaunaui). Les sols sont tapissés de mousse d’un vert extraterrestre et les arbres sont rouges cramoisis ! Le mélange est stupéfiant.

Mirror lakes

L’entité qui a créé le pays doit adorer cet effet qu’on aime aussi parce qu’il y en a partout. Le reflet est exact (avec des teintes plus foncées) quand la brise, ou les canards ne sont pas de la partie.

Les montagnes que l’on voit sont les Earl Mountains.

Sur la photo ci-dessus, nous étions arrivé à l’embouchure du fjord. Au loin, la mer la plus agitée du monde, j’ai nommé la mer Tasman.

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