28 avril 2012

Un départ en trombe

Voilà l’époque de notre voyage annuel en famille. Cette année, c’est un départ pour l’Italie et plus précisément la Toscane qui nous attends.

C’est donc en cette matinée printanière que nous prenons la route pour Regello à 25km de Florence. A 5h00 pétante, notre convoi de deux voitures pleines à craquées prennent la route jusqu’à la première étape : Saint-Louis (petite commune du Haut-Rhin à deux pas de Bâle et donc de la frontière suisse).

Après avoir vu le soleil se lever, nous nous arrêtons donc sur le parking du Leclerc de la petite ville afin de prendre un petit déjeuner et compléter le plein d’essence avant la Suisse et l’Italie, là où l’essence coûte plus cher.

C’est reparti donc pour retraverser la suisse où notre prochain arrêt devrait être la station de Coldrerio dans la Suisse italienne et à quelques kilomètres de l’Italie. Pour s’y rendre, une seule route : le tunnel du Gothard de près de 17km de long.

Le tunnel routier du Saint-Gothard est le troisième plus long tunnel du Monde (après ceux de Norvège et de Chine). Il mesure exactement 16,9km de long. Il relie Göschenen (Suisse allemande) à Airolo (Suisse itaienne). Il faut savoir que le tunnel est très réglementé. Il y a des feux à chaque entrées et les camions ont des entrées alternées avec des aires d’attentes de chaque côté du Tunnel. Ceci est dû à un accident impliquant 2 camions en 2001 qui a coûté la vie à 11 personnes. Mais bon, ne pensons pas à ça et roulons !!

En fait nous roulons, jusqu’au moment où nous sommes arrêtés dans un bouchon. Nous savions que nous passerons un tunnel long de 16km (nous ne savions pas le nom) et nous le cherchions (sachant que nos en avions passé plus d’une vingtaine avant). Vu le bouchon, nous avons d’abord pensés qu’il y avait un accident. Ensuite, nous nous sommes dit qu’un feu devait régir l’entrée du grand tunnel afin qu’il n’y ait pas trop de voiture en même temps dans le tunnel.

Le bouchon était tellement « bouché » que nous avons éteins les moteurs et sortis des voitures. On se serait cru dans un film où une exode bloque les routes. Les deux voitures étaient séparés d’environ 300 à 400 mètres. Certaines personnes se sont rejoinds entre deux. Arf, pas de chance, les feux passent au vert et Christian et moi-même restons sur le bord de la route !!!

Heureusement que l’on s’était dit qu’un arrêt pipi s’imposait à 1km de là avant l’entrée du tunnel. Nous avions donc marchés pour rejoindre l’aire de repos. Les voitures filaient et s’entassaient pour former un nouveau bouchon et nous, nous marchions derrière la barrière de sécurité quand on le pouvais.

Ouf ! Nous voilà arrivés à bon port ! Un pipi, et c’est reparti ! A nous le tunnel de 16km ! Eh bien, non. Ce n’est qu’en fait une succession de petit tunnel dans les montagnes suisses assez oppressantes. Mais ce n’est pas si simple, s’il n’y avait que des tunnels, ça serait passé mais en fait, il y avait des bouchons dans les tunnels (même s’ils étaient à moitiés fermés) et en plus on montait légèrement sur plusieurs kilomètres. Nous voyons donc plusieurs voitures sur le bord de la route pensant que les gens s’arrêtent pour le pipi des enfants.

Un peu avant le kilométrage 165.3S pylône 48, nous sentons (dans le Teepee) une odeur de brûlé assez légère mais désagréable. Dans le Scenic, qui nous devançait, ils avaient aussi une odeur désagréable. Ils ont fermés les arrivés d’air pour ne pas être asphyxiés mais en fait, l’odeur venait de la Scenic ! Des gens dans les autres voitures ont fait signe à Christian et Viviane et c’est là qu’ils se sont rendu compte que la voiture fumait, il était 11h00, l’heure à laquelle nous aurions dû arrivé à Coldrerio.

Aïe, aïe, aïe, nous les rejoignons sur le bas côté et voilà notre périple stoppé net. L’odeur est horrible : le plastique brûlé à donner mal à la tête à n’importe qui ! C’est à partir de la que la galère commence. Après des appels à Renault Assistance et à l’assurance Macif, nous attendons près d’une heure pour que le dépanneur que la Macif a dépêché pour nous arrive.

C’était un grand homme, Josef, qui ne parlait ni français, ni anglais. Seulement suisse et allemand. Comment faire sachant que personne ne parle un mot d’allemand et encore moins le suisse. Le langage universel, celui des mains, entre en jeu.

Josef s’installe derrière le volant de la Scenic et le verdict tombe : l’embrayage est complètement cassé, les vitesses ne passent plus. Inutile de vous dire que tout le monde était hyper stressé ; d’autant plus que Josef n’a pas l’air étonné : il arrive à nous faire comprendre que la plupart des dépannages qu’il fait, c’est à cause de l’embrayage.

Effectivement, bouchons + légère montée + passage de la première fréquent + arrêt fréquent + plus de 300 km de route = embrayage qui souffre.

Le Scenic se fait donc remorqué par Josef et le Teepee suit (l’avantage dans le malheur, c’est qu’on a avancé dans le bouchon). Josef s’est arrêté trois à quatre fois (pour aider et demander aux voitures dans le besoin de lui suivre) avant de prendre la sortie de son garage à Göschenen.

Nous voilà donc dans un petit village suisse. Il aurait été très beau si nous avions prévu de s’y arrêté … mais là, nous avions d’autres choses en tête. Après plusieurs appels pour une assistance de Renault et de la Macif, nous décidons de manger quand même un peu. Il est près de 14h00.

Nous sommes ensuite restés plantés devant le garage de 14h00 environ à 18h00 lorsque Renault a enfin proposé une solution correcte à notre problème : ils nous proposent une Polo de location !! Nous aurions dû être arrivé depuis plus de 2h.

A partir de là, deux groupes se forment :

Heure SCENIC TEEPEE
18h00 On charge le Teepee avec le plus d’affaires possibles. Le Scenic reste sur place Le Teepee part pour Regello
19h00 Un taxi emmène Christian, Viviane, Tom et Nico à Zürich pour prendre une voiture de location Le Teepee roule tranquillement
20h00 Récupération de la voiture de location : une Toyota Verso Le Teepee roule tranquillement
23h00 Retour à Göschenen pour récupérer les affaires qu’il y avait dans le Scenic. Le Teepee roule longuement
0h00 Départ de la Toyota vers Regello Le Teepee touche difficilement au but
1h00 La Toyota avance dans la nuit Le Teepee arrive enfin à destination
6h00 La Toyota arrive à destination Le Teepee se repose

Comme vous pouvez l’imaginer, la journée a été longue et difficile. Du coup, pas beaucoup de photos.
Pour avoir été dans la Teepee, la route vers Florence est assez difficile. L’autoroute italienne est, comme toute les autoroutes, ennuyeuse et près de Florence, on remonte dans les montagnes.

Les routes sont sinueuses et en travaux. Les tunnels s’enchaînent et les camions roulent plus vite qu’ils le faudrait, vous collent et font des appels de phares. A 0h00-1h00 du mat’, c’est un peu dur à gérer.

Arrivé à Regello, très dur de trouver la location dans une nuit noire (et obscure). Heureusement, qu’un homme nous a entendu faire des allers-retours dans le rue et nous a indiqué le chemin. La maison se trouve dans une clairière au coeur d’une forêt. On y accède via un chemin de terre peut engageant.

Une fois arrivé, le père de Dario, la personne que l’on a contacté pour la location, nous accueille chaleureusement. Giovanno ne sait pas parler français et nous ne savons pas parler italien mais on se comprend quand même. Il nous donne les clés et nous fait visiter la demeure construite en 1700.

Giovanno se retire, papa se réchauffe un peu de nourriture, maman et moi préparons les chambres. Un petit bout de nuit s’impose et à 6h00 du mat’, le reste du groupe arrive enfin. Soulagé.

Aller bonne nuit … euh, journée. Et bon anniversaire Maman !

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